Mathieu, vous qui êtes responsable du projet, de quels matériels il s’agit et pour qui ? Notre souhait est, dans un premier temps, de proposer du matériel utile pour l’aide à la mobilité, au soutien et au confort de la vie quotidienne. Il s’agit de fauteuils roulants, lits médicalisés, lève-personnes, mais aussi déambulateurs, sièges de bain ou autres… Et nous visons toutes les personnes en difficulté pour financer du matériel.

Pourquoi ce projet ? La sécurité sociale ne rembourse-t-elle pas ce type de matériel ? Elle prend en charge, mais pas obligatoirement la totalité du coût. Il reste souvent une partie à la charge du bénéficiaire, ce que l’on appelle le « reste à charge ». Et certains matériels ne sont pas, ou peu, remboursés.

Quel sera le prix de ce matériel ? Il sera largement moins cher que le prix du neuf. Il doit, simplement, permettre de couvrir les coûts de l’activité et d’assurer les emplois.

Mais d’où vient ce matériel qu’ENVIE AUTONOMIE49 va rénover ? Des particuliers qui peuvent faire un don, ou des établissements qui accueillent des personnes âgées ou des personnes en situation de handicap. Ces structures ont souvent du matériel qu’ils n’utilisent plus.

Quelles garanties pour ce matériel ? La qualité doit concerner la technique mais, également, la propreté. Pour la partie technique, nous avons recruté une personne spécialisée dans l’entretien et la réparation de ce type de matériel. Nous aurons le soutien si besoin d’un ergothérapeute. En ce qui concerne la propreté, nous avons fait le choix d’aseptiser tous nos appareils avec de la vapeur sèche. Ce procédé se développe actuellement dans le milieu hospitalier. Nous assurons pour tout le matériel une garantie pièces et main d’œuvre, une assistance technique « après vente » et un service dépannage.

Cette nouvelle activité va-t-elle créer des emplois ? Nous venons de recruter 4 personnes pour commencer . Mais, à terme nous visons une douzaine d’emplois nouveaux dont une dizaine pour des personnes en difficulté face à l’emploi. Cette activité peut permettre de former des personnes sur un métier porteur d’emploi celui de « technicien conseil en matériel de santé ». Et, au-delà sur tout le secteur d’aide à la personne.